Avec Hadrien et Virgile, initiation aux arêtes rocheuses dans les Écrins : voie Molinatti, arête sud du Pic du Glacier Blanc et quelques rebondissements !

Là encore, avec Hadrien et Virgile, un programme tout en rebondissements ! Nous profitons des deux premières journées pour entrer directement dans le vif du sujet !
Voie Marcel Molinatti : pas mal pour un début !
Le premier jour, nous prenons la direction de la pointe Étienne, au départ pour gravir la PDB, la voie la plus facile de la face… Nous attaquons par les deux premières longueurs de la voie Molinatti. Je vois que mes compagnons se débrouillent bien. Leur expérience de la grimpe en salle leur donne quelques arguments pour se dépatouiller dans ce terrain, même si, évidemment, grimper en grosses chaussures sur du vrai caillou, au milieu d’une carte postale et avec un sac sur le dos, n’est pas tout à fait le même exercice.
Je décide finalement de rester sur la voie Marcel Molinatti pour les trois longueurs suivantes… Ça grimpe ! Du IV soutenu avec deux pas de V un poil déversants, mais toujours de bonnes prises ! De quoi, quand même, faire monter l’acide lactique dans les avant-bras !
Saluons l’ouverture ce jour de deux variantes dans le haut de la face : la Superdirecte d’Hadrien et la shunte à Virgile ! Au-dessus, il ne nous reste plus qu’à filer à corde tendue jusqu’au sommet… Pas mal pour un début !
Un rappel et une longue glissade plus tard, nous voilà tout juste à l’heure, attablés devant une bonne soupe !
Arête sud du Pic du Glacier Blanc : de l’action dès le départ
Deuxième jour : le créneau météo est parfait. Nuages et vent ont pris une journée de repos, le soleil se donne à fond du matin au soir.
Je propose à Hadrien et Virgile un itinéraire déjà ambitieux pour un début en montagne : l’arête sud du Pic du Glacier Blanc. Ce que j’ai vu la veille m’inspire confiance, même si le terrain n’est pas tout à fait le même… De toute façon, nous avons une longue journée devant nous !
L’altitude chahute un peu Hadrien ce matin sur la marche d’approche… Les doutes de l’attaque se dissipent dans l’action. Il faut dire que de l’action, il y en a dès le départ sur cette arête. Les deux premières longueurs constituent le passage clé de cet itinéraire… La suite déroule nettement plus. La difficulté est moindre, mais le terrain demande de rester attentif, surtout quand on évolue à corde tendue !
On fait une petite halte sur une terrasse avec vue avant de repartir de plus belle… Plus on avance vers la première brèche, plus on se rapproche du fil de l’arête, jusqu’à être parfaitement dessus !
Petite séquence émotion à la brèche ! Je mouline mes compagnons dans ce lieu austère et plein de neige… Il faut accepter un court instant de quitter le réconfort de la corde (et du guide !) et braver la solitude, une demi-fesse posée entre roc et neige ! Nouveau ressaut à grimper et nouveau rappel dans une autre brèche, un peu plus conviviale que la précédente !!
Le sommet nous fait déjà de l’œil, mais il faut rester concentrés. Encore quelques efforts et acrobaties, et nous nous affalons au sommet du Pic du Glacier Blanc pour une pause bien méritée !
Le début de la descente demandera encore bien de l’attention, puis tout s’accélère : on enlève la corde, le baudrier et zou ! Une glissade de 500 m nous dépose en quelques minutes sur le glacier ! C’est quand même bon, le début de saison !
Dernier jour : manips de corde à l’abri
Après ces deux journées, Hadrien et Virgile sont comblés… La journée du lendemain est annoncée très moyenne. Nous espérons quand même faire un tour sur le glacier, mais sans plus de pression que ça !
Finalement, le matin, il pleut ! À chaque accalmie, les alpinistes se jettent sur leurs chaussures pour se lancer dans la fenêtre météo, mais le temps de faire les lacets, il repleut !
Nous finissons par abandonner l’idée du glacier et, après quelques manips de corde bien au chaud, nous en restons là pour cette fois !
Données Pratiques / Topo
J1 — Voie Marcel Molinatti
- Première journée sur le rocher avec Hadrien et Virgile. Le projet initial de la PDB évolue vers la voie Marcel Molinatti : escalade soutenue en IV, deux passages de V et progression à corde tendue jusqu’au sommet. Un rappel et une longue glissade nous ramènent à temps pour la soupe !
J2 — Arête sud du Pic du Glacier Blanc
- Une journée de grand beau pour découvrir une arête déjà ambitieuse : premières longueurs soutenues, progression sur le fil, passages de brèches et rappels. Pause au sommet du Pic du Glacier Blanc, puis descente attentive avant une glissade de 500 m jusqu’au glacier.
J3 — Manips de corde à l’abri
- La pluie fait tomber le projet de sortie sur le glacier. Nous terminons le séjour par quelques manipulations de corde au chaud, après deux journées qui ont déjà bien rempli les têtes… et les avant-bras !
Témoignages Clients (0)
Aucun témoignage pour le moment. Vous avez fait cette course ? Laissez votre avis !
Laisser un témoignage
Partagez votre expérience de cette aventure. Accès réservé aux participants.
Envie de vivre ce type d'aventure ?
Contactez-moi pour organiser votre prochaine sortie sur mesure.
Contactez-moi

