Alpinisme dans les Écrins avec un guide de haute montagne : Rouget, Dibona et Centrale du Soreiller en 3 jours, du III au 4a, accessible peu expérimentés

3 jours au départ du refuge du Soreiller dans le Véneon (Ecrins ouest), pour enchaîner trois sommets emblématiques. D’abord le Rouget par la voie des Plaques (PD+) puis la voie normale de l’Aiguille Dibona (PD), enchainée avec l’arête Sud de l'Aiguille Centrale du Soreiller (PD+). Des journées à moins de 700m de dénivelé, de l’escalade jusqu’au 3c/4a, du granit compact, une altitude encore raisonnable font de ces itinéraires de belles courses abordables avec peu ou pas d’expérience d’escalade, à condition de n’avoir pas trop le vertige.
Comme on se retrouve
Après une année de break, Alain est de retour et on ne compte plus le nombre de saisons ensemble… La performance cotationnelle n’est jamais au programme de nos sorties. Le fil directeur est avant la beauté d’un itinéraire, un sommet qui nous appelle, du caillou raisonnablement solide.
Pour nos 3 premiers jours ensemble, direction le cirque du Soreiller et son refuge éponyme où nous passerons 2 nuits.

Reine des lieux
Monter au refuge du Soreiller
Monter au Soreiller c’est toujours la promesse d’en prendre plein les mirettes! Au delà de l’incontournable et iconique Aiguille Dibona, le secteur propose de très belles escalades. De la grande voie raide raide raide au parcours d’arête plus tranquille il y en a pour tous les goûts, généralement sur un granit 5 étoiles!
Voie des Plaques au Rouget, pas besoin d’être dur pour être beau
Pour nos première sortie, direction la Voie des Plaques au Rouget. C’est un itinéraire sans grosses difficultés où l’on prend juste plaisir à grimper la ligne de faiblesse qui mène au sommet sans dépasser le grade III. Un beau petit galop de reprise pour Alain qui peut tranquillement contempler les alentours.

Alain qui déroule sur la voie des Plaques

Primevères alpines profitant de la vue
Quelques petits bouts de longueurs, et des sections en corde tendue ont vite raison du Rouget. Nous sommes seuls au monde, l’ambiance et grandiose. Conditions optimales ce jour pour une bonne sieste sommitale.

Ahhhh les siestes sommitales....
Descente esthétique par la VN du Rouget qui rejoint la descente du Pic Gény. Quelques rappels, désescalades et autre chamoiseries locales.
Les névés encore bien présents nous économisent un peu les guiboles jusqu’au refuge où l’on peut s’échouer fier du devoir accompli devant une omelette, avec vue!

Omelette profitant de la vue sur la terrasse du Soreiller.
Après midi relax en montagne, rien de tel pour la récup.
De la Dibona à l’Aiguille Centrale
Aujourd’hui c’est la splendide arête S de la Centrale qui aura nos faveurs. Pour agrémenter la course, on décide de passer d’abord au sommet de la Dibona qui présente une face nord nettement plus avenante que ses autres flancs, même si l’escalade se mérite, on y dépasse pas le III.

Dernière longueur de la voie normale de la Dib, du bon III d'antan
Après ce petit apéritif, direction l’arête sud de la centrale qui est la prolongation logique après la Dibona. L’escalade sur un caillou quasi irréprochable et c’est jamais trop difficile. Cadre somptueux avec l’épine dorsale de la Dibona bien jolie aussi de ce côté là. Mieux qu’un long discours.

Alain sur l'arête Sud de la Centrale du Soreiller

P'tit coup d'oeil dans le rétro

Dans les dalles de sortie
Seuls au sommet de nouveau aujourd’hui. Seul bémol, les cailloux sommitaux excluent toute possibilité de sieste!
On se régale de la vue et on laisse flâner nos esprits dans les montagnes.
Un bien beau début de séjour, le sourire d’Alain en dit long!

Tout sourire!
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