Récit d'un stage de découverte de l’alpinisme dans les Écrins. Au programme, crampons, siestes et carbonara au refuge et quelques sommets

C’est un groupe un peu décousu par les grèves de la SNCF qui nous arrive pour ce petit séjour d’initiation à l’alpinisme dans les Écrins…
J1 — École de glace et regroupement au Glacier Blanc
Trois personnes manquent à l’appel sur la terrasse du refuge du Glacier Blanc. Elles seront privées d’école de glace ! Heureusement, à l’apéro, la jonction est faite. Le groupe est au complet : Anne, Julien, Miguel, Clotilde, Mickaël, François, Fanny et deux pièces rapportées, Antoine et Lucile. Le dernier trip avec Antoine, c’était skis aux pieds, un mois et demi plus tôt…
Bien sûr, tout cela est beaucoup trop à supporter pour un seul guide. Je fais donc appel, pour le soutien mental, à un expert en la matière, Sylvain. À deux, on gérera beaucoup mieux ces longues siestes au sommet et ces interminables apéros au soleil. C’est plus sûr !
J2 — Pic d’Arsine et test de la sieste sommitale
Première mission alpinisme au pic d’Arsine. Les conditions sont terribles, imposant le port du tee-shirt intégral. Les organismes sont mis à rude épreuve…
Au sommet, la tension accumulée durant la montée est encore palpable... surtout chez le guide.

Initiation Alpinisme - Pic d'Arsine
Nous décidons de tester en condition réelle le potentiel sieste et la cohésion de la cordée dans ces moments délicats. Test concluant... La cordée fait bloc et affronte collectivement ce premier passage clé.

Initiation Alpinisme - Sieste sommitale
Au sommet, la tension accumulée durant la montée est encore palpable… surtout chez le guide.
On décide de tester en conditions réelles le potentiel sieste et la cohésion de la cordée dans ces moments délicats. Test concluant… La cordée fait bloc et affronte collectivement ce premier passage clé.
Cette journée nous convainc pour la suite. Même s’il faut y aller graduellement, l’équipe nous semble prête à affronter des plaisirs plus élevés. Mais avant ça, il faudra encore supporter la séance carbonara aux Écrins et ces longues heures d’inactivité qui nous mèneront d’un repas à l’autre… Là encore, la cordée excelle et se montre très opiniâtre dans le relâchement.
J3 — Lever de soleil et sommet de la Roche Faurio
Dernier jour. Cap sur la Roche Faurio. On briefe l’équipe : « Attention, aujourd’hui, avec le beau temps et le lever de soleil, les risques de prendre du plaisir sont élevés. Si vous sentez que le plaisir monte un peu trop, soyez réactifs, mettez-vous immédiatement un coup de crampon dans le mollet pour le réprimer. »
L’équipe résiste bien jusqu’au sommet… Mais alors que tout allait bien, c’est sur ce joli monticule rocheux perché à plus de 3 700 m au-dessus de la mer que tout le monde craque : cris de joie, gémissements de plaisir, soupirs de bien-être, émois esthétiques… C’est la débandade totale, on ne contrôle plus rien !
Données Pratiques / Topo
J1 — École de glace et retrouvailles au refuge
- Les grèves de la SNCF éparpillent un peu la bande. Trois personnes ratent l’école de glace, mais tout le monde est là pour l’apéro au refuge du Glacier Blanc.
J2 — Pic d’Arsine et sieste au sommet
- Première course au pic d’Arsine, où la cordée passe avec succès le test de la sieste collective. La journée se poursuit au refuge des Écrins, avec la carbonara comme épreuve suivante.
J3 — Roche Faurio au lever du jour
- On part pour la Roche Faurio avec Sylvain et toute la bande. Le lever de soleil annonce la couleur et, une fois au sommet, tout le monde craque.
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