Avec Sylvain, de la Tête des Raisins au Fournel : poudre, plan improvisé, couloir aventureux et un peu de biscuitage pour trouver la sortie !

Après la belle journée d’hier dans les couloirs de Ceillac, pas de répit ! Au lieu de se poser devant un écran d’ordinateur pour remettre en état notre site commun, nous décidons sagement avec Sylvain d’opter pour une journée de popow. Nous avons bien plus de prédilection et d’entrain sur ce terrain que dans la résolution de schismes informatiques !! À défaut de faire avancer le schmilblick, au moins parviendrons-nous peut-être à l’oublier ?
En ces temps de sécheresse, on peut déjà monter jusqu’à 1700 m sur la piste au-dessus de Freissinières. Grâce à quelques plaques de neige épargnées sous la forêt, on peut quasiment monter sans déchausser. On se contente de peu en ces temps de disette…
Direction la Tête des Raisins par la crête des Lauzières, sans programme défini, le radar à poudreuse à l’affût. Les couloirs qui descendent vers le vallon du Crouzet nous font du gringue. On se laisse séduire pour une petite minute de pur bonheur !
Au fond du vallon du Crouzet, nos organismes commencent sérieusement à voter pour un retour immédiat et une sieste bien méritée… Mais un petit coup de fil inopiné nous relance sur un plan en traversée vers le Fournel. Moult inconnues, certes, mais avec la possibilité motivante d’un taxi ! On ne se refait pas.
Remontée donc sur la crête de la Seyte, skis sur le sac. De là-haut, un plan finit par germer dans nos caboches. Évidemment, un plan à haute dose d’incertitude, sans autre information qu’une vague photo prise dix jours plus tôt depuis Puy-Saint-Vincent. La photo semble montrer qu’il y a un chemin possible assez évident depuis le sommet de la Seyte jusqu’au fond du Fournel, via le torrent de l’Alpet…
On se lance donc dans le couloir en question, la fleur au fusil et le cœur battant. Très, très bon, mais le bas du couloir est bien plus sec que sur la photo et laisse apparaître dix mètres de mixte bien pentus… Oupsss ! Va-t-on s’offrir le plaisir de remonter ce que nous venons de descendre ? Rive gauche, aucun espoir : falaises et tout le toutim !
Finalement, c’est rive droite qu’on trouvera le biscuitage salvateur et le salut vers le bas ! Une très large rampe permet la jonction vers le torrent de l’Alpet. Superbe ambiance dans ce ravin bordé de falaises, où nous trouvons une neige bien transformée…
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