L’Aiguillas entre quatre guides : conditions rares, grand soleil et poudreuse dans le Gourenq pour skier enfin cette montagne de notre jardin !

Quand la beauté s’invite dans le jardin… pourquoi aller la chercher plus loin ! L’Aiguillas, la Tête de Gaulent… Nos montagnes locales… Gravées dans l’inconscient des Champcellouires ! Celles qui, l’hiver, nous donnent l’heure et nous privent un peu tôt du pouvoir calorifique de notre étoile préférée ! Celles qui nous rappellent qu’on est bien là, en bas, et que là-haut, c’est loin !!
Évidemment, quand on habite au pied d’une montagne comme ça et qu’on est un peu dérangé de la spatule, l’envie d’y glisser dessus vient naturellement ! Mais cette montagne ne s’offre pas facilement… Entre les vastes couloirs avalancheux du Gourenq, où l’absence de mélèzes témoigne du passage fréquent de volumes de neige en mouvement, et la sortie sommitale rocheuse, nécessitant un bon enneigement pour passer à skis, les bonnes conditions sont plutôt rares !
Et puis, un beau matin, alors qu’on n’y pense presque plus, la montagne lance son invitation. C’est le jour !
Une fine équipe de quatre guides est improvisée. L’état de fraîcheur de certains membres de la cordée laisse un peu à désirer, mais l’ensemble est à peu près fonctionnel ! Nous savons tous que ce type de sortie entre potes guides peut paradoxalement assez vite dégénérer… Esprit d’indépendance exacerbé, non-dits, compétition inconsciente, non-respect des consignes… Le cocktail peut parfois être explosif malgré le niveau de compétence.
Mais rien de tout ça aujourd’hui, l’ambiance est saine et détendue. Ceux qui en ont les capacités pulmonaires blaguent à la montée. Les décisions se prennent de façon fluide. Le manteau neigeux est d’une stabilité remarquable, après un épisode d’une vingtaine de centimètres de neige tombée sans vent, ce qui est assez rare !
Et l’accès au sommet, qui laissait planer quelques doutes vu du bas, se révèle plutôt facile ! Nos quatre corps plus ou moins entamés s’échouent là-haut sous un soleil printanier… Pas question de fuir illico vers le bas : on profite en tenue légère de la vue panoramisante et de l’indécente douceur qui règne dans les montagnes en cette fin de janvril.
Nous nous ferons un peu moins de politesses pour faire la trace à la descente qu’à la montée. Heureusement, il y a largement de la place pour nourrir toute la meute dans ce vaste cirque du Gourenq !
La suite en images…
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